Comment gérer une douleur en course à pied ?
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Comment gérer une douleur en course à pied ?

Source : (RunningAddict)

Aujourd’hui je vais vous parler de comment gérer une douleur en course à pied. De la douleur qui apparait dans une période creuse ou on peut ralentir le rythme et couper facilement… Jusqu’à la douleur qui arrive lorsqu’on s’entraîne fort pour préparer un objectif. C’est souvent ce deuxième car qui arrive à cause du stress plus important auquel on soumet notre corps avec l’entraînement intensif.

L’entraînement en course à pied amène son lot de douleur

Plus on s’entraîne dur et plus on est en forme, plus le risque de générer des petites douleurs est grand. Et il faut bien préciser que ce n’est pas forcément inquiétant. L’entraînement stresse l’organisme et certaines douleurs ne sont pas forcément problématiques si on les écoute et qu’on y fait attention. Et vu qu’il faut faire avec, autant bien les gérer quand ça arrive.

Si je prend mon exemple, 3 semaines avant mon semi-marathon record de New-York 2016, j’ai dû gérer une douleur assez importante. C’est super frustrant quand ça arrive au top de sa forme en plein plan d’entraînement. Mais pas de découragement, c’est du classique. Et ça ne m’a finalement pas empêché d’être prêt pour la course car j’ai bien géré cette douleur au contraire de 2015 et l’échec de mon premier marathon.

Commencer par analyser la douleur tout de suite

Cette première étape est la plus difficile, surtout pour ceux qui n’ont pas beaucoup d’expérience en course à pied. Idéalement, il faut être capable d’analyser ses douleurs pour pouvoir agir correctement. Et il faut le faire le plus tôt possible ! Une douleur peut vite évoluer en blessure, ne procrastinez pas avec cette analyse de la douleur. Pas d’alarmisme pour autant, certaines douleurs sont des signes précurseurs de blessures, tandis que d’autres sont au final insignifiantes.

On a tous des petites douleurs qui surviennent au quotidien sans vraiment de raison et repartent aussi vite qu’elles sont arrivées. Et bien en course à pied c’est la même chose.

Analyser sa douleur en course à pied ça veut dire se poser quelques questions pour un rapide auto-diagnostic :

  • Degré de douleur ?
  • Région de la douleur ?
  • Quel impact à cette douleur sur la course ?
  • Est-ce que la douleur me force à modifier ma foulée ?
  • Est-ce que j’ai mal en courant seulement ou tout le temps?
  • Est-ce que la douleur augmente au fur et à mesure de ma course ? Ou le contraire ?

En répondant à ces quelques questions, vous devrez définir si c’est une douleur bénigne ou si vous prenez un risque de blessure. Si vous ne vous sentez pas capable de faire ce diagnostic tout seul, soit vous choisissez directement l’option sécurité / médecin.

Savoir prendre une décision

Le plus important quand on identifie une douleur en course à pied, si elle ne semble pas être bénigne c’est d’agir, de prendre une décision. Hésiter, se demander quoi faire, ne pas savoir… et faire durer ça pendant une semaine ou deux… ce n’est pas une solution. C’est même le meilleur moyen de se blesser. Et je dis ça en connaissance de cause, cette indécision m’a souvent été fatale dans mes premières années de course.

Option sécurité 1 : Médecin

Si vous hésitez, je vous invite à prendre l’option médecin, du sport si possible car spécialisé dans les pathologies de sportifs. Une douleur intense et/ou vraiment handicapante, c’est médecin direct ! Et si possible en ayant déjà pensé aux questions ci-dessus, vous allez ainsi l’aider à faire son diagnostic ! (Idéalement se sera un médecin du sport, coureur pratiquant est un must. J’avais ce type de médecin en France et c,est beaucoup plus facile de discuter !)

Option sécurité : Entraînement croisé

La principale raison qui nous fait continuer à nous entraîner comme si de rien était, c’est la peur de régresser. Peur légitime, surtout quand un objectif approche ! Pour autant je vous conseille à minima de lever le pied en course à pied, la douleur est souvent le signe d’un problème. Et vous verrez que vous n’allez pas y perdre grand chose.

Remplacez vos entraînement de course à pied par un sport porté (mon préféré le vélo mais ça peut être, de la natation, du rameur selon ou est votre douleur…) pendant quelques jours pour faire disparaître la douleur avant qu’elle ne s’amplifie.  N’ayez pas peur pour votre forme, si on en croit le livre best-seller de Jack daniel’s, en faisant de l’entraînement croisé, on ne perdrait que 1% de performance au bout de 2 semaines… Et rien au bout de 4-5 jours donc ne vous en privez pas.

Ne jouez pas avec le feu !

En résumé, ne jouez pas avec le feu… Les douleurs sont souvent des signaux envoyés par notre corps. Ne pas les écouter… C’est se brûler ! J’ai souvent continué de m’entraîner comme si de rien était par le passé avec une douleur que je considérerais aujourd’hui comme handicapante. Parfois c’est passé, mais dans la grande majorité des cas je l’ai payé ensuite ! Alors depuis quelques années, je joue la sécurité et au moindre doute je ralentie ou je coupe. Car la galère de la blessure, c’est ce que je veux éviter au maximum et je suis sûr que vous aussi ! Et clairement, mieux vaut perdre 1 ou 2% de sa forme pour avoir coupé un peu ou ralenti que 10% car on a été blessé 2 mois non ?