Quand courir devient un geste de survie!

Quand courir devient un geste de survie!

Pourquoi court-on ?

Pour regagner la forme physique de notre jeunesse ? Pour retrouver notre taille d’antan ? Pour évacuer le trop-plein de stress ? Ou tout simplement par plaisir de courir ?

Je vous dirais que la plupart d’entre nous courons pour toutes ces raisons. Joyce Carol Oates a écrit dans « La foi d’un écrivain » :

« S’il existe une activité plus réjouissante, plus euphorisante qui nourrisse davantage l’inspiration, j’ignore laquelle. Lorsqu’on court, l’esprit file aussi vite que le corps. »

Il y a une dimension intérieure dans la course à pied. C’est un geste simple qui stimule notre esprit et si paradoxalement que ça puisse paraître, courir nous repose. Très souvent, la pratique de la course à pied vient remplir en nous un vide qu’on ne saurait expliquer la raison. Nous courons, car courir nous aide à remplir ce vide, nous aide à garder un équilibre si difficile à préserver.

Notre dépendance à la course est parfois perçue négativement par les autres. On dit de nous que  nous sommes des êtres excessifs. On-t-il raison ? Probablement. Pour certains, courir  devient réellement un geste de survie.

À l’approche de la semaine nationale de prévention du suicide, il est important de faire tomber les tabous face à ce fléau qui touche malheureusement trop d’hommes et de femmes.

À titre préventif, la médecine d’aujourd’hui pourrait-elle prescrire la lenteur comme thérapie aux séquelles de la vie d’aujourd’hui ? Faire en sorte de réduire les tensions permanentes liées à un rythme de vie soutenu et accéléré que nous devons affronter chaque jour?

Peut-on identifier la course à pied comme traitement miracle à la détresse et à la dépression qui frappent de plus en plus chaque jour ?

En ce qui me concerne,  la course a fortement contribué à mon bien-être, autant physique que psychologique. Soyez à l’écoute de votre entourage. À votre tour, proposez-leur la lenteur afin de leur permettre de retrouver l’équilibre qui sommeille en eux.

N’hésitez pas à leur démontrer les bienfaits de la course. Mais par-dessus tout, permettez-leur de percevoir la course à pied comme une longue métaphore de la vie.  Des hauts, des bas, de la souffrance et des joies. Une vie qui vaut réellement la peine d’être vécue.
Mais n’oubliez jamais que la douleur est souvent éphémère, et que la fierté de se relever des épreuves de la vie sera toujours éternelle.

Association québécoise de prévention du suicide

 

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